Je ne sais pas pourquoi le cédrat m’inspire une sorte d’émerveillement tranquille. Un peu comme quand on voit un tour de magie d’une grande poésie et que l’on se laisse bercer par l’illusion, cet instant suspendu où l’on regarde le monde avec la fascination d’un enfant.

Il y a sans doute son nom : cédrat. Mille parfums se condensent dans ce mot. Je m’imagine dans les montagnes du Liban (vous pouvez choisir d’autres montagnes où il y a des cèdres, hein, chacun sa madeleine de Proust…).  Je sens les épines chauffées par le soleil qui craquent sous mes pas, la résine qui perle sur les troncs, l’odeur de la terre et même parfois celle de la mer que le vent ramène jusqu’à moi. Si en plus, on rajoute le parfum du citron…

Et puis, il y a la rareté de ce fruit. On le sait Corse, Italien, Marocain. On le sait discret, évitant les étalages. C’est plutôt un fruit que l’on s’offre de main en main quand on a la chance d’en avoir. Ou que l’on trouve chez un producteur de Sicile qu’unetelle a découvert par hasard et dont l’adresse se transmet comme une promesse.

Bref, il ne m’en faut pas plus pour avoir envie de découvrir ce fruit et trouver la meilleure façon de le travailler.  Les tests sont en cours ! A suivre…

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